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Monsieur le Président, Mesdames et messieurs,
L’histoire politique du Gabon est caractérisée et a toujours été influencée par le consensus pour assurer la prise du pouvoir, son partage et la conservation de ce dernier. Sous l’arbre à palabre, des responsables se donnant eux-mêmes le titre de sage ont toujours privilégié leurs intérêts au détriment de l’intérêt du peuple, réduit C’est-à-dire, la prise de pouvoir par la concertation, l’entente. Les accords d’une infime minorité de la population qui résolument a toujours confisqué l’intérêt de la grande majorité du peuple. Ce fameux consensus a très souvent contribué à la violation des textes et des lois en vigueur en régissant le fonctionnement normal des institutions républicaines ; de même le recours intempestif au consensus aussi contribué au développement du concept nébuleux de la France-Afrique, basé uniquement sur la constitution de réseaux d’influence occultes visant à conserver le pouvoir politique et les intérêts économiques.
Mesdames et messieurs,
Le recours au consensus dans un Etat qui se veut démocratique signifie l’exclusion et la banalisation des aspirations du plus grand nombre. Le recours au consensus c’est l’absence de rêve et une invite au renforcement de l’immédiateté : qui progressivement conduit la jeunesse à la résignation. Ainsi, peut-on entendre les gabonais s’en remettre à la fatalité à travers les expressions telles que : on va encore faire comment ? Le pays est comme ça, le pays est géré, ce n’est pas toi qui peut changer les choses. Nous jeunes, souhaitons que vous inversiez les rôles en faisant en sorte que notre consensus soit désormais celui où le peuple est le seul véritable sage et dont les responsables politiques ne sont que de simples représentants. En termes simples, nous souhaiterions avec vous, Mr le Président, vivre dans un Gabon nouveau où la volonté générale prime sur celle de la minorité aussi et aussi puissante soit-elle ; que la justice soit celle de tous et non celle d’une minorité huppée.
Pour nous, le seul consensus qui soit crédible est celui du peuple. Nous ne voulons plus être des sujets mais des citoyens qui participent de manière effective à la vie de la nation.
Monsieur le Président, Mesdames et messieurs,
Il n’est inconnu de personne que le Gabon traverse une crise systémique considérable si l’on tient compte des ressources tant humaines et économiques dont regorge notre pays. Un hiatus, un écart, est clairement observé entre celles-ci et nos performances en matière de développement. Comme vous l’aviez si bien précisé lors de votre déclaration de candidature du 21 juillet dernier, je cite : « la situation socio-économique demeure préoccupante dans de nombreux domaines, nos performances sont restées en deçà de nos espérances, du moins si l’on considère le volume de ressources que nous avons engrangées », fin de citation.
Le reconnaître, Mr le Président, est une preuve d’intégrité et d’honnêteté et surtout cela démontre votre engagement à la rupture pour voir l’édification d’une société gabonaise nouvelle.
OUI, Mr le Président, la jeunesse gabonaise veut la rupture !! Et est prête à vous accompagner jusqu’au bout pour la concrétisation de ce rêve.
Homme de conviction, doté d’une stature internationale incontestable, les gabonais et les gabonaises, et même le monde entier, savent que vous êtes l’homme du moment ; l’homme des grandes réformes : réforme sur l’emploi, l’éducation, la politique sociale, l’économie nationale et l’administration. Nous les jeunes, avons déjà choisi notre président et personne, et même pas le diable, ne nous fera changer d’avis. La jeunesse gabonaise n’a pas porté son choix sur Casimir OYE MBA de manière fantaisiste, ce choix repose sur des valeurs nobles.
Il est le candidat de notre génération parce qu’il est le seul porteur de changement économique et de la pratique de la politique. Il est notre candidat parce qu’il a une expérience internationale indéniable : gouverneur de la BEAC, puis Ministre des Affaires Etrangères, Ministre du Plan et du Développement ; son expérience de Premier Ministre lui donne une connaissance globale de la gestion de l’Etat et sa capacité à être en initiative et pas seulement en gestion. Nous sommes fiers de rappeler ici qu’il est celui qui a conduit le gouvernement de la République pendant les pires heures de l’histoire politique et économique de notre pays. Il est le Premier ministre des grèves des années 90, des élections législatives de 1990 et de la présidentielle de 1993 qui sont les deux élections les plus difficiles de l’histoire de notre jeune démocratie. Nous pensons que le président BONGO dont tout le monde se réclame aujourd’hui, dont tout le monde loue la sagesse et la justesse des choix, avait donc mûrement réfléchi en portant son choix sur sa personne à ce moment- là.
A cet effet, cette jeunesse qui ne fait pas dans le culte de la personnalité, vous réitère son soutien inconditionnel et, est décidée, avec les autres composantes sociologiques, à vous conduire tout droit à la magistrature suprême au soir du 30 Aout 2009. C’est une jeunesse consciente qui œuvre pour des luttes nobles, et non celle qui lutte pour les besoins immédiats de son ventre, le temps d’une campagne électorale, et qui se lamenterait par la suite parce qu’ayant fait le mauvais choix. Nous sommes cette jeunesse déterminée dans le long terme à changer définitivement la situation. C’est-à-dire, cette construction macabre imaginaire de son quotidien, non seulement pour nous, pour nos cadets et pour les générations future.
Je vous remercie LA JEUNESSE GABONAISE
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